Questions / Réponses

Pour plus d'informations contacter le SNEC : info@snec.org

I. ADMISSION DU MAGASIN CONCEPTEUR VENDEUR DE CUISINE AU SEIN DU SNEC

1. Qui accepte ou refuse l’admission d’un magasin au sein de votre organisation professionnelle ?

Le conseil d'administration du SNEC paritaire composé de 16 membres, (8 fabricants meubles de cuisine, matériels connexes / 8 distributeurs, poseurs, associés) à la majorité des voix exprimées, admet, ajourne ou refuse toute demande d'admission.

2. Quels sont les critères d’admission obligatoires pour qu’un magasin concepteur vendeur de cuisine fasse partie du SNEC ?

• Disposer d'un magasin avec une surface d'exposition de cuisines.
• Présenter des critères de solvabilité financière satisfaisante.
• S'engager par écrit, lors de son admission, à concevoir et poser des cuisines selon le référentiel de certification de services
« La cuisine à vos mesures » publié au Journal Officiel du 5 juillet 2007, signé de 5 associations nationales de consommateurs et ce, après consultation, notamment juridique, du Ministère de la consommation.

3. Quel sort réservez-vous au membre magasin concepteur vendeur de cuisine qui ne respecte pas la déontologie du S.N.E.C ?

Le membre peut être exclu par décision du Conseil d'Administration et ce, conformément aux statuts du syndicat.

II. L’ETENDUE DES RESPONSABILITES D’UN MAGASIN CONCEPTEUR VENDEUR DE CUISINES

1. Quelles sont les deux raisons essentielles de faire appel aux prestations de conception et de pose d’un magasin de cuisine membre du S.N.E.C ?

A. La réussite du projet de cuisine repose sur la bonne compréhension par le concepteur vendeur de votre projet personnalisé :

• Une bonne écoute pour cerner par écrit à l’aide d’une fiche découverte vos attentes, vos goûts (meubles, électroménager, accessoires), vos habitudes familiales, l’équipement que vous souhaitez conserver, la spécificité du chantier (l’importance des travaux d’aménagement à effectuer / dimensions de votre pièce cuisine).
• La première esquisse du plan de conception établie en concertation avec vous doit être la preuve, par sa clarté, que le concepteur vendeur a bien compris votre projet (optimisation de l’espace, cohérence de l’ensemble).

B. Le concepteur vendeur est maître d’œuvre dans le contrat signé avec vous pour concevoir et poser votre cuisine. Il est votre interlocuteur unique de la conception à la réception de la cuisine :

• La prise de dimensions et l’analyse technique à votre domicile par ses soins garantissent la bonne réalisation de votre projet. Les plans servant de référence à l’aménagement de la pièce cuisine sont signés obligatoirement par les parties contractantes. Tant que vous n’avez pas signé les plans, le cuisiniste ne peut passer votre commande à l’usine.
• Le magasin concepteur vendeur de cuisine s’engage contractuellement à votre égard sur la qualité de ses plans de conception (au sol, à l’échelle), et sur son plan technique.
• Le magasin est le garant du respect du délai de chantier quant à la livraison des fournitures et à la réalisation de la pose.
La pose fait l’objet d’un contrat d’entreprise signé entre le magasin et le client. Le magasin assume clairement, en tant qu’entrepreneur principal, la responsabilité de la pose même en cas de sous-traitance.
• Le concepteur vendeur signe la réception de la cuisine avec vous :
vous vérifiez ensemble la conformité et la qualité de la cuisine réalisée.

PS: La formation SNEC de concepteur vendeur de cuisine nécessite une formation (niveau bac et +) au moins de 12 mois et fait l’objet d’un titre professionnel SNEC validé par la CNCP, commission paritaire comprenant les partenaires sociaux, et enregistré au RNCP (Registre National de la Certification Professionnelle).

III. LE PRIX D’UNE « CUISINE A VOS MESURES »

1. Combien coûte une « cuisine à vos mesures » et existe-t-il un prix moyen de cuisine ?

• Une cuisine à vos mesures n’est pas un produit fini.
Le prix de la cuisine va dépendre de la façon vous souhaitez aménager globalement votre pièce cuisine.
Le prix de la cuisine va dépendre de la conception ou la nature de l’implantation (en I, en L, en U, en îlot), de la superficie de votre pièce cuisine, de la nature des matériaux choisis pour les façades et le plan de travail, du choix des nombreux aménagements intérieurs disponibles, des types d’électroménager et de leur nombre, de l’importance des travaux d’aménagement à envisager (pose proprement dite et autres travaux d’installation éventuels, tels le carrelage, la plomberie, l’électricité, la maçonnerie).

• Donner un prix moyen global pour une cuisine équipée est d’autant plus difficile qu’il n’existe pas de façon significative de surface moyenne en m2 de pièce cuisine en France. Les écarts de superficie de la pièce cuisine d’un type d’habitation à l’autre (maison individuelle, pavillon, ou appartement) sont beaucoup trop importants selon l’INSEE.

2. Comment expliquez-vous que des enseignes de distribution sur le marché n’hésitent pas à communiquer sur des prix de cuisine, sans connaître la superficie de la pièce du client et comme si la cuisine était un produit fini ?

Leur concept de vente est volontairement simplifié en jouant sur la fibre du savoir-faire de conception du bricoleur consommateur.
La conception est obligatoirement déclarée « facile » dans le message de communication.
C’est une offre qui répond non pas à la totalité du marché, comme certains messages publicitaires le sous-entendent, mais à une segmentation ou une partie du marché, c’est-à-dire celle des bricoleurs ou « do it yourself ».

Le terme « cuisine » bien que répondant obligatoirement à 4 fonctions (lavage, cuisson, froid, rangement) est souvent limité dans l’offre de prix annoncé à un ensemble de meubles.
Le vendeur du magasin se contentant, dans la majorité des cas, si le client le lui demande, de faire un plan d’implantation sur ordinateur selon les mesures apportées par le client. En pareil cas, le vendeur prendra le soin d’apposer sur le plan au sol de mesures réalisé et remis au client, la mention « non contractuel ».
Comment d’ailleurs peut-il en être autrement ? En effet, le vendeur n’est pas autorisé à quitter le magasin pour faire un relevé de cotes au domicile du particulier pour vérifier la conformité des mesures de son client et ses plans ne peuvent être par voie de conséquence que non contractuels.

N’oublions pas qu’une pose de cuisine réussie (avec ses quatre fonctions) nécessite une conception préalable réussie dans les règles de l’art. Or concevoir une cuisine avec ses quatre fonctions est un vrai métier.

IV.REMISES

1. Que pensez-vous des remises « mirobolantes » proposées par certains magasins de cuisine soit disant concepteurs vendeurs ?

Ces professionnels ne sont pas membres du S.N.E.C. Manifestement ils n’ont pas grand chose à dire, en proposant au client de passage des remises de surcroît fictives qui grandissent au fur et à mesure que défilent les différents responsables du magasin (passage de main). Les prix ont été au préalable très probablement gonflés pour ce faire.
Si vous êtes abordé dès votre entrée par une remise « alléchante », alors que le vendeur n’a même pas examiné votre projet dans le détail, autant quitter immédiatement le magasin.

Si la remise octroyée sur le prix global de la cuisine (frais de conception, fournitures et travaux de pose) dépasse 12-15% (hors promotion sur les fournitures), vous avez tout intérêt à demander si le prix des fournitures (meubles, gros électroménager, accessoires) correspond bien au prix de vente le plus bas pratiqué sur ces produits dans les 30 derniers jours précédant l’offre dans ce magasin. Si le professionnel vous répond par l’affirmative, qu’il vous en fasse la démonstration.

Sur le plan juridique
Les parties conviennent que le bon de commande peut être considéré comme un document publicitaire au sens de l’article L 121-1 du code de la consommation et qu’une annonce de réduction de prix illusoire sur les fournitures proposée au client dans le but de l’appâter pour le faire signer, constitue une publicité mensongère. L’arrêté n° 77105/P art.3, al.1, peut être appliqué par voie de conséquence. 


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